Les RIDM tricotent serrées fiction et réalité

Le monde trépigne, souffre, étouffe. Le monde se révolte, s’indigne et se prend à espérer. Ses habitants se cherchent, hésitent, expérimentent, observent, meurent aussi, se souviennent, s’aiment et vivent aussi. A foison, à profusion. C’est un peu tout cela, le cœur des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Le foisonnement. La richesse des points de vue et celle des émotions semblent guider la programmation de cette 14e édition.

Avec une nouvelle identité visuelle et une nouvelle tête – Roxanne Sayegh remplace Philippe Baylaucq à la direction – les RIDM changent de style mais pas de crédo et restent irrésistiblement à l’affut des à-coups et des soubresauts qui chahutent le monde. Mila Aung-Thwin, président du conseil d’administration, a salué l’esprit de renouveau qui tout à la fois secoue les Rencontres et traverse le documentaire : « Le festival tout entier renaît. A cet égard, il n’est pas bien différent du monde du documentaire, un genre qui s’épanouit à travers le changement et l’adversité, certes, mais qui puise dans ces éléments les assises de son art. »

Charlotte Selb, directrice de la programmation, s’émerveille de la matière documentaire sans cesse renouvelée : « Explorer, au fil des découvertes, le croisement de la réalité avec la création. Chaque documentaire est un point de rencontre unique entre le réel et l’imaginaire d’un auteur. Une confrontation passionnante car nous, spectateurs, nous l’effleurons, mais la saisissons jamais tout à fait. » 119 documentaires seront projetés cette année, c’est dire le niveau de « confrontation » que proposent les Rencontres montréalaises. « Moteur puissant du changement, rappelait la nouvelle directrice des RIDM, Roxanne Sayegh, le documentaire nous aide à comprendre notre existence et notre condition humaine. »

On relèvera ici quelques moments forts, a priori, de la programmation. En commençant… par la fin et la soirée de clôture des Rencontres, d’une toujours brûlante actualité, qui rendra un hommage appuyé aux Printemps arabes avec la projection du documentaire de Stefano Savona : Tahrir, place de la Libération. Ou l’histoire en train de s’écrire, filmée par un réalisateur« doté d’un sens de l’image inouï ».

En compétition internationales longs-métrages, La BM du Seigneur, de Jean-Charles Hue, est présenté comme « ovni cinématographique » est à glisser dans la catégorie des œuvres hybrides évoquées en conférence de presse par Roxanne Sayegh, « à mi-chemin entre documentaire et fiction ». L’histoire de Fred, chef officieux d’une communauté yéniche en pleine crise spirituelle:

Dans la catégorie « compétition nationale, longs-métrages », le documentaire de Jim Brown et Gary Burns, The future is now, est une vision revisitée de La vie commence demain, un film de Nicole Védrès de 1949 qui proposait le portrait de figures intellectuelles de l’époque vues par un provincial monté à Paris. The future is now est « une ode à l’optimisme » /...

► Lire la suite et la fin de l’article sur Le Mur Mitoyen

► Les RIDM se tiendront du 9 au 20 novembre 2011 dans dix salles de Montréal. Programmation : ridm.qc.ca et murmitoyen.com/ridm. Billetterie :ridm.qc.ca/fr/festival/info

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